Unai-Emery-evoque-sa-relation-avec-Nasser-Al-Khelaifi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'épilogue de cette saison 2017/2018 approchant , un bilan , quelque peu prématuré je vous l'accorde , me semble opportun tant l'identité du vainqueur de la coupe "intervilles" qui opposera paris à l'équipe des herbiers ne fait aucun doute .

Un triplé sur la scène nationale devrait donc récompenser la deuxième saison d'unai emery à paris , et pour le coach basque , c'est loin d'être anodin car l'exercice précédent avait vu la folie monégasque , juxtaposée à ses innombrables défaillances personnelles , l'empêcher de sanctifier la domination hexagonale qu'avait installé laurent blanc avant lui , en perdant finalement le seul titre domestique encore digne d'intérêt .

Cette saison , le renfort de neymar , alves et mbappé à une armada parisienne déjà surarmée , combiné à la fuite massive de talents sur le rocher , tuait dans l'oeuf dès le mois d'aout l'idée même d'un illusoire suspense . Emery en a profité pour réaliser le minimum syndical , tant mieux pour lui . La direction du club aurait pu nommer kim jong un , philippe katerine ou n'importe quel prof d'EPS à la tête de cette équipe , le résultat aurait été évidemment similaire . Les seuls qui pourraient se hasarder à contredire ce postulat un poil " provoc" mais lucide , sont les quelques adeptes encore fidèles au gourou basque , très actifs sur les réseaux sociaux , et dont le conditionnement les conduit fréquemment à hystériser le débat en confondant systématiquement le réel et le fantasme .

Si l'on met de coté toute élucubration ethniciste , L'ère emery restera objectivement dans l'inconscient collectif , tant au niveau national que sur la scène européenne , comme celle de la régression sportive , celle aussi de la perte d'une identité de jeu cohérente au profit d'une soumission coupable à un individualisme en constant échec lors des moments clé , et pour couronner le tout , de la plus grande humiliation de l'histoire du football européen lors de l'effroyable nuit catalane .

Le constat est implacable , il peut même paraître injuste , mais l'énormité de l'investissement consenti par l'actionnaire fait que cette intransigeance de jugement accompagnera mécaniquement l'oeuvre de tout coach du paris saint germain qui ne réussira pas , en plus des titres hexagonaux , à mener une campagne européenne exaltante , génératrice d'émotions , seule garante d'une progression qui s'impose à tous .

Il serait cependant bien mal avisé d'octroyer l'exclusivité des raisons de cet échec qui ne dit pas son nom à unai emery , surtout quand trône depuis sept ans au sommet de l'organigramme parisien le symbole de l'amateurisme le plus débridé . 

 

EN FINIR AVEC LES LOGIQUES TRIBALES !

 

Nasser el khelaifi , puisque c'est évidemment de lui qu'il s'agit , est à mon sens le poids mort qui plombe le club depuis le début de l'ère QSI . N'ayant pas prévu d'écrire une encyclopédie sur "la stratégie de l'échec " , Je ne vais donc pas m'amuser ici à répertorier les multiples démonstrations de l'incompétence sophistiquée dont a fait preuve notre champion au fil d'un septennat devenu grotesque , et dont la légitimité érodée ne tient finalement qu'au lien tribal qui l'unit à l'émir du qatar . 

Attardons nous cependant sur Un épisode qui illustre à mon sens , jusqu'à la caricature , le management défaillant d'un homme totalement dépassé par une mission qui transcende très largement ses compétences .

Hatem benarfa a rejoint le club à l’été 2016 après une superbe saison avec nice . Loin de moi l’idée de déifier HBA puisque j’étais de ceux qui pensaient dès le départ que son transfert était une mauvaise idée , mais ce n'est pas le sujet . Au mois d’avril 2017 , notre ami , profitant de la présence de l'émir du qatar au camp des loges , se permet une blague de potache en lui expliquant qu’il n’arrivait jamais à joindre son président , nasser el khelaifi . Celui-ci , présent au moment des faits , n’a jamais digéré ce qu’il a interprété comme une humiliation et s’est juré , depuis, que HBA ne porterait plus jamais le maillot du club . Nasser n'a effectivement jamais cédé , et cet épisode malheureux a signifié la fin de l’histoire sportive du joueur avec le club .

Le 14 fevrier 2016 , serge aurier , alors titulaire indiscutable du onze parisien , considéré par beaucoup à l’époque comme l’un des tout meilleurs arrière droit européens , et dont la valeur marchande est à son zénith , provoque un véritable scandale en injuriant partenaires et coach dans ce qui restera comme le tristement célèbre « chicha gate » .

Il traite notamment son coach laurent blanc , qui est à l’origine de sa venue au club , de « fiotte » . Après une mise à l’écart d’un mois et demi , il rejouera avec l’équipe première en ligue des champions le 6 avril 2016 , conforté durant son purgatoire par le soutien indéfectible et ostentatoire de nasser el khelaifi .

Deux hommes , deux conflits , mais une seule réalité : l’incapacité de NAK à représenter dignement l’institution parisienne , et à la placer au dessus de toute considération .

Pour une blague de potache qui a eu le malheur de heurter la boursouflure qui lui sert d’ego , nasser el khelaifi est prêt à occulter toute logique sportive et économique , et à faire un doigt d’honneur au bon sens le plus élémentaire en privant son équipe d’un excellent joueur , grassement payé , 15 mois durant .

Pour une grave mise en danger de l’institution à deux jours d’un 8em de finale de ligue des champions , ainsi que pour un manque de respect caractérisé de la hiérarchie et de ses partenaires , il opte pour la simple tape sur la main , et oblige le coach en place à réintégrer un élément fortement toxique pour les équilibres du vestiaire .

Ainsi va la vie du paris saint germain , dirigé depuis presque 7 ans par un homme qui , en plus d’une incompétence notoire vis à vis de la chose footballistique , d'une communication lunaire , presque humiliante dans sa médiocrité linguistique pour un club qui représente la capitale de la France , trouve l’impolitesse suprême de placer son orgueil au dessus de l’institution qu’il est censé incarner .

 

PSG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est d'ailleurs tout à fait cocasse d'observer que dès que l'on sort de l'aspect purement représentatif de la fonction , dès qu'il s'agit d'aller plaider les dossiers sérieux comme celui du financial fair play hier au siège de l'UEFA , le visage de notre sympathique homme de paille s'éfface comme par magie pour laisser le devant de la scène à la vraie pointure du club : jean claude blanc . 

Qu'il est triste et extrêmement frustrant de constater qu'à cause de la logique dénoncée plus haut , le paris saint germain ne soit pas de fait présidé par ce français haut diplômé d'harvard , et dont l'experience dans le monde du sport , le charisme et le sérieux feraient un bien fou à une institution en mal d'incarnation profond .

Si paris veut réellement combler le gouffre institutionnel qui le sépare de ceux qu'il rêve de détrôner sur la scène européenne , il doit impérativement mettre fin à la logique tribale qui le ridiculise depuis bien trop longtemps , pour promouvoir la seule logique garante des triomphes continentaux de demain : celle de la compétence .